Mon ordi me connaît bien. Très bien. Trop bien même... Les encarts publicitaires qui jalonnent mes billets m'infligent, eu égard ma grande faiblesse, un calvaire quasi permanent.
J'aime les sacs. Les beaux sacs bien griffés. Je respire leur cuir, j'en admire la souplesse ou le grain. Je caresse leur toile. Je m'émerveille devant les finitions. Ce sont mes jouets de grande fille. Issus de la même famille que ceux devant lesquels on bave, enfant, avant de les réclamer au Père Noël. Et comme je suis toujours très sage, je me gâte...
Qui dit brillamment griffés, entend toujours onéreux. Onéreux étant un terme moins culpabilisant que chers, j'achète donc, parfois, un sac onéreux. Parfois. Parfois. Parfois... Autant dire pas assez souvent à mon goût.
Honte ? Même pas. Outre le fait qu'il est de plus nocives addictions, de plus coupables passions, je participe, bien trop modestement à mon sens, à l'effort économique. Et, comme l'a toujours déclaré ma mère - femme on ne peut plus raisonnable- "le bon marché est toujours trop cher".
D'aucuns affirmeront connaître des créateurs tout aussi talentueux (et bien moins gourmands) que ces grosses pointures qui m'attirent. Je les croirai. À chacun sa vérité. Mais je ne me résoudrai pas à vérifier et je continuerai à rêver devant ces objets, au départ voués à être simplement utiles, devenus un des symboles du luxe.
Joindre l'agréable à l'utile, j'aime cette profession de foi...

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