Marie-Floraline

jeudi 11 septembre 2014

Sépia ...

 

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J'ai longtemps écrit des textes en rapport avec mon enfance.
Les lieux, les personnes, les parfums... tout ce qui m'ôtait quelques 50 années de vie m'inspirait.
Je suis consciente que cette nostalgie peut lasser. Chacun a la sienne et celle du voisin au mieux indiffère au pire, ennuie. S'attendrir sur les jeunes années d'un inconnu n'est pas du goût de tous. Alors, nouveau grade aidant (mamie pour les non initiés), j'ai trempé ma plume dans un autre encrier. J'ai laissé de côté la fillette des années 60.
Mais c'est une obstinée cette gamine. Tout récemment et certainement pas par hasard -obstinée, vous dis-je-, j'ai découvert d'autres blogs. Des blogs qui pourraient être le mien, le plus souvent rédigés par de quasi jumelles astrales : ceci explique cela. Chemin faisant, j'ai retrouvé ces souvenirs d'une époque révolue où tout n'était peut-être pas aussi simple qu'il nous plait de le croire. La mémoire est trompeuse et nous restitue souvent ce que nous souhaiterions avoir vécu.
La blogueuse à laquelle je pense (et qui se reconnaîtra peut-être -encore faudrait-il qu'elle passe-) a écrit un fort joli texte inspiré par une photo familiale. Une de ces photos de vacances prises par un officiant du dimanche, maladroit, pressé, agacé par le vent qui décoiffe, le gamin qui se cure le nez et le cousin un peu trop gai qui chatouille sa voisine de pose.
J'ai eu envie de l'imiter. La photo n'est pas très nette. C'est un instantané pas un cliché d'art et le photographe était pressé de rejoindre l'assemblée.

C'est dimanche, ou alors un jour férié et carillonné d'été. Il fait beau, très beau, même. Nos tenues et nos yeux plissés face à l'objectif en témoignent. Je suis assise devant, sur un de ces fameux bancs que l'on ne trouvait que dans les salles communes de nos campagnes. Étroits, un peu bancals, le bois rugueux dans lequel ils avaient été taillés, gratifiaient nos cuisses d'échardes cruelles et niquaient les bas nylon des femmes des villes.
Je ris, la main sur la bouche, à côté de ma cousine récemment édentée. J'ai dû concocter une niche ou j'ai en tête une réflexion, une blague, une taquinerie qui amusera quelque temps la galerie. C'est ainsi : j'ai le boyau de la rigolade perpétuellement en mouvement. Petite fille solaire avide de bonheur. J'ai 5 ans et je sais que c'est vrai...
Ma grand-tante Mathilde a gardé sa coiffe. Son petit visage menu peine à montrer sa joie. Ne jamais trop se réjouir devait être son credo. Je ne crois pas avoir jamais entendu son rire. Ou alors juste un petit roucoulement discret, un chuintement vite réprimé. En face d'elle, sa fille qui sourit. Heureuse jeune maman... Et puis il y a Jean, François, Marie-Josèphe, François (!), Alban, Marie-Thérèse...
Sur la gauche de la photo, ma grand-mère et mon petit frère dûment chapeauté. Le soleil breton est traître...
Angèle est devenue une presque Parisienne qui ne revient au pays que le temps de longues vacances avec ses enfants et petits-enfants. Une dissidente. L'absence de coiffe, la robe claire à manches courtes et les sandales légères témoignent de son changement de statut.

C'était en août 61. Sur les 12 figurants, 7 ont disparu...  

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mercredi 10 septembre 2014

10 mois...

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Bientôt 11 mois et déjà prête à s'élancer..
Elle grandit (trop ?) vite ma petite fille modèle. Toujours gaie, souriante et facile à vivre :-). Bien campée sur ses petites jambes qu'elle a fort jolies, le dos heureusement plus droit que celui de sa grand-mère... les premiers pas ne sont pas loin.

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mardi 9 septembre 2014

Comme un I...

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Pas encore complètement redressée mais ce n'est qu'une question de patience. Et puis, on ne peut pas faire du neuf avec du vieux, tout au plus rafraîchir et essayer de maintenir un tant soit peu de mobilité. Quelques gouttes d'huile dans les rouages et mon tacot va reprendre la route.
L'ostéopathie est un art merveilleux et ses (bons) interprètes de merveilleux artistes.
Il faut, cependant, avouer que j'avais préparé le terrain et aidé l'homme de l'art. En glissant d'un pas (et d'un -seul- pied) léger une serpillière sur le carrelage de ma cuisine, j'ai commencé à remettre, non pas les pendules à l'heure, mais le bassin dans son axe. Il ne restait plus qu'à peaufiner le travail. Qui a dit que les travaux ménagers bousillaient la santé ?

Je remercie celles qui se sont gentiment inquiétées de mon état de santé. J'ai tenté de vous répondre via ma boîte mail. Canalblog m'a joué un vilain tour en ne me permettant pas de lire les commentaires affichés sous le billet concerné. J'en voyais le nombre mais impossible d'ouvrir la page... Les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures, j'ose espérer que ce problème ne se renouvellera pas.

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dimanche 7 septembre 2014

Le lundi, c'est...

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Demain, ostéo... :-(
image empruntée sur le Net (et me correspondant si bien :-( )

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jeudi 28 août 2014

Vie de chien...

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lundi 25 août 2014

Petite laine...

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Les desiderata de chacune ont été respectés : la maman souhaitait du gris, sa fille : "du rose et des boutons-fleur roses". Ne reste plus qu'à attendre les frimas... Aucune inquiétude, cette année ils semblent plus que pressés d'arriver :-(

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mercredi 20 août 2014

Donnez nous notre bon pain quotidien...

Cure de poissons, balades iodées, vent qui décoiffe, soleil (point trop, des fois qu'on y prenne goût), températures revigorantes, orages violents.
Et puis, repos, repos, repos.... J'ai aimé cette semaine en Normandie.

Sinon, toujours le même souci (!) pour alimenter ce blog. Non pas que les idées manquent mais elles s'emmêlent, s'entrechoquent, et aucune ne prend le pas sur l'autre, aucune n'est vraiment digne d'intérêt. Ce sentiment de déjà vu, déjà raconté, déjà montré et pas qu'une fois et pas que chez moi me lasse.
Les échappées belle qui ne sont belles que pour ceux qui les vivent, les copains, les restos, les brocantes, les gens sympas, les belles maisons... ça lasse un peu, non ?
Forte de cette opinion (qui n'engage que moi), j'ai décidé d'aborder un sujet qui nous concerne vraiment tous : le pain.
Avez-vous une bonne boulangerie près de chez vous ? Une bonne, une vraie boulangerie, tenue par un artisan amoureux de son métier. Pas un vulgaire dépôt de pain ou un revendeur à la petite semaine. Parce que, force est de constater qu'à l'heure des concours de tout poil, des combats de chefs, des classements nationaux, à une époque où on n'aime rien moins que de se comparer au voisin, afficher un titre pompeux bien en évidence dans sa vitrine, on oublie un peu le principal.
Je nourris (!) une passion dévorante pour le pain. La plus savoureuse des pâtisseries me plaît moins qu'un morceau de baguette fraîche ou une large tartine de campagne. Qui n'est pas entré dans une boulangerie tôt matin, lorsque la première fournée se présente en boutique ne connaît pas le bonheur.
L'an passé, en grande amoureuse de ce miraculeux assemblage farine/eau/levain, j'ai suivi l'émission "la meilleure boulangerie de France". Je connais l'établissement qui a remporté la palme (et je n'ai même pas assisté à cette consécration, honte sur moi) et je peux affirmer, qu'en effet, le pain est bon, très bon même.

Les amateurs de "vintage" seront ravis d'apprendre qu'à Paris dans les années 60/70, les boulangers n'avaient pas un éventail de pains aussi varié que maintenant. C'est ainsi qu'ils nous proposaient le Parisien, le bâtard, la baguette, la baguette moulée et la ficelle. Parfois, un artisan exilé et amoureux de sa région natale osait la miche de campagne. Parfois...
La baguette viennoise moelleuse et sucrée était réservée au goûter des enfants sages.
C'est ainsi que, dégoûtée par la classique baguette (ordinaire selon l'appellation officielle) devenue insipide et inconservable, j'ai jeté mon dévolu sur  la Tradition, celle dont l'appellation change selon le moulin qui fournit la farine. Grand siècle, Banette, Retrodor, 1900... Noms pompeux et baguette plus chère que sa soeur aînée (le prix de l'excellence ai-je lu dans un document).
Sa qualité n'est pas égale, loin s'en faut. Certaines -la majorité- ont la blancheur bidet et la texture éponge. La faute à ? À l'artisan qui ne prend plus le temps de travailler la pâte ? Aux clients qui sont si nombreux à réclamer une baguette bien blanche ?
Je suis d'un naturel hargneux. À une vendeuse qui me demandait si, à l'instar de la cliente précédente, je désirais également un pain couleur lavabo, j'ai répondu que les pâtons n'avaient pas ma faveur.
À Honfleur, j'ai testé la baguette Tradition du candidat "Normandie 2014". Excellente mais mon amour du bon pain ne me fait pas oublier les kilomètres : un peu loin pour en faire mon pain quotidien.
Je papillonne d'établissement en établissement. Je suis souvent déçue : telle boulangerie qui m'avait un jour enthousiasmée, ne produit pas un travail suivi.
Bien cuit ne veut pas dire croûte carbonisée et mie pâteuse.
Que les boulangers ne soient donc pas étonnés si de nombreux consommateurs leur font des infidélités et achètent, ô sacrilège, leur pain au centre commercial. Quant à faire d'acheter médiocre (je suis indulgente), autant que ce soit moins cher...

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dessin emprunté sur le net

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dimanche 3 août 2014

Jeux de mains et de toujours...

Mes trois filles, comme beaucoup d'enfants nés dans les années 70/80 ont grandement contribué au succès des jouets Fisher-Price et à l'enrichissement des actionnaires de ladite marque. Parce que, même si tout se jouait à l'âge Pla**kool, FP était leader dans le genre.
La conclusion s'impose d'elle-même : mes filles possédaient des it jouets qu'elles ont su choisir seules très vite :-D.
Et pour corroborer mes dires...

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Regardez et lisez le catalogue que tient Puce n°1 (en 1979). Question métaphysique, s'il en est... :-)

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... sur laquelle elle se penche sérieusement.

Des formes arrondies, des couleurs chatoyantes, une solidité à toute épreuve et surtout un usage "interactif".
Le bébé était une personne, Bernard Martino confirmait ce que les parents savaient déjà. Ses jouets se devaient de le stimuler.
Durant leurs jeunes années, mes filles n'étaient pas vraiment conscientes de posséder de tels trésors lorsqu'elles arrachaient les oreilles de Snoopy Sniffer, maltraitaient le téléphone aux yeux riboulants ou crapahutaient sur l'explorateur (le camion, pas le conducteur).
Je pourrais citer encore, peut-être pas à l'envi mais la liste serait longue, de nombreux jouets fisherpriciens que les demoiselles ont possédés.
La plupart de ces jeux ont été donnés (je plaide coupable, les victimes m'en veulent encore)lors de notre dernier déménagement. Pour ma défense, les gamines n'en étaient plus : la dernière affichait glorieusement 16 ans. Mais il semblerait que, chez nous, l'on ne se sépare pas des témoins de son enfance.
Les voilà donc, à leur tour, mères et soucieuses, de ce fait, du bien-être et du développement psychomoteur de leurs filles. C'est là que FP (re)fait son apparition.
Amoureuses de l'authentique, de l'objet initial, les rééditions actuelles ne leur conviennent qu'à moitié. Versions édulcorées, moins charmantes : ce sont de vulgaires pastiches.
Le bois a définitivement disparu au profit de matières plus conformes aux nouvelles normes. Le plastique utilisé serait de meilleure qualité, sans bisphénol A et autres substances que l'on a découvertes nocives, mais le charme est rompu. Less n'est pas toujours more.

C'est ainsi que, pour réparer mon geste malheureux, j'ai mission de prospecter, c'est ainsi que j'ai déniché des trésors. Ceux-là même que j'ai lâchement abandonnés sur un trottoir.
Je chine, certes, mais je n'enrichis pas ceux qui surfent sur la vague du bobovintage. Je n'ai pas souvenir d'avoir dû débourser 600 F pour un jouet en parfait état, alors l'équivalent en euros pour son petit frère défraîchi... Messieurs les marchands du Temple, passez votre chemin.
Je ne cherche pas, ce qui doit arriver arrive et tant pis si la découverte se fait attendre.
Hier, bonne pioche chez les Compagnons...

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Fille de Puce n°1 a son canasson... à un prix compagnons :-).

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Et pour conclure ce billet dédié au géant du jouet, un cliché du premier anniversaire de Puce n°1. On distingue le fameux Snoopy Sniffer sur la droite (Snoopy Sniffer récemment(re)trouvé dans un vide-grenier normand, dans sa boîte d'origine, jamais ouverte. Du neuf vieux ou du vieux neuf, au choix).

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vendredi 1 août 2014

Just singing...

... parce qu'il fait beau, très beau même

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La relève est assurée mais elle sera rose ou elle ne sera pas...

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Bon week-end...

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lundi 28 juillet 2014

Smiles pas laids...

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Pas vraiment d'actualité (pas encore) mais en prévision du rigoureux hiver belge :-)

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Une des (nombreuses) raisons de ma désaffection à l'égard de ce blog car ce que l'on fait pour l'une... on doit (et on aime) le faire pour l'autre...
Entre baby-sitting (mot étrange : qui peut rester assis lorsqu'il est en charge de joyeux petits bipèdes au mieux de leur forme ?), balades -parisiennes et autres-, tricot, couture, lecture -un peu moins intensive à mon grand regret :-(-, il me reste peu de temps pour alimenter cet espace. Organisation à revoir.
En attendant... joyeux été à tous...

Posté par Marie-Floraline à 09:45 - - Commentaires [8] - Permalien [#]



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