Marie-Floraline

jeudi 23 juillet 2015

Happy Granny...

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Pourquoi Instagram ? Pourquoi tant de haine ?
Nombreuses sont les blogueuses à l'écriture agréable qui se sont converties définitivement et exclusivement à ce nouvel outil de communication.
Ma profession de foi va en fâcher plus d'une. Peut-être, même, rompre le fil ténu qui me reliait à certaines mais je n'adhère pas. Face à ces centaines de clichés balancés dans la nature, je fatigue.
Rien ne ressemble plus à la photo d'un bambin que celle d'un autre moutard. Un jardin reste un jardin. Grand, de curé, espace modeste ou environnement travaillé. C'est chez vous, chez nous mais son destin est-il d'émouvoir la terre entière ?
Entendons nous (plutôt) bien : je n'ai rien contre l'illustration de textes. Je serais une fieffée menteuse si j'affirmais ne pas en user et en abuser. J'habite un palais et mes petites-filles sont des princesses divinement belles et intelligentes au-delà du possible. C'est pourquoi je ne peux m'empêcher d'insérer moult photos en accompagnement de mes billets. Les images sont la garniture de mes histoires. Mais juste la garniture. Les petits légumes de mon plat de résistance.
J'entends déjà quelques végétariens m'asséner que les légumes sont grandement suffisants. Surtout lorsque le plat est médiocre.
Foin d'une ironie facile, je connais des blogueuses qui font de la résistance. Nous offrant des photos, certes, beaucoup de photos mais/et du texte, beaucoup de texte. Et, j'aime... Lire, partager, déchiffrer l'émotion, deviner le bonheur, partager les soucis. Répondre à l'avenant, échanger. Je ne peux pas être à ce point dans l'erreur, c'est bien à cela que servent les mots ?
Les BD, why not mais un livre de temps en temps, c'est bien aussi...

Refaire surface, retrouver le chemin de ce blog et marronner. Je reviens après deux chaudes semaines heureusement employées. Huit journées de baby-sitting intensif dans la capitale belge suivis d'une longue balade honfleuraise.
Ma petite-fille modèle est de plus en plus... modèle. Vive, bavarde, coquine, câline, gourmande. Pas un seul pleur versé durant ces huit jours(quelques sanglots vite réprimés après une glissade mal calculée). Je ne m'explique pas une telle perfection. Ou alors... on aurait les petits-enfants que l'on mérite ? Je ne vois que cela smiley diable

 

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Et comme je suis très méritante et qu'il est hors de question que je cafarde, j'ai eu le droit, dès mon retour au bercail, de profiter de ma Parfaite numéro 1...

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Elle est pas belle la vie ?

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vendredi 5 juin 2015

Futile...

Mon ordi me connaît bien. Très bien. Trop bien même... Les encarts publicitaires qui jalonnent mes billets m'infligent, eu égard ma grande faiblesse, un calvaire quasi permanent.
J'aime les sacs. Les beaux sacs bien griffés. Je respire leur cuir, j'en admire la souplesse ou le grain. Je caresse leur toile. Je m'émerveille devant les finitions. Ce sont mes jouets de grande fille. Issus de la même famille que ceux devant lesquels on bave, enfant, avant de les réclamer au Père Noël. Et comme je suis toujours très sage, je me gâte...
Qui dit brillamment griffés, entend toujours onéreux. Onéreux étant un terme moins culpabilisant que chers, j'achète donc, parfois, un sac onéreux. Parfois. Parfois. Parfois... Autant dire pas assez souvent à mon goût.
Honte ? Même pas. Outre le fait qu'il est de plus nocives addictions, de plus coupables passions, je participe, bien trop modestement à mon sens, à l'effort économique. Et, comme l'a toujours déclaré ma mère - femme on ne peut plus raisonnable- "le bon marché est toujours trop cher".
D'aucuns affirmeront connaître des créateurs tout aussi talentueux (et bien moins gourmands) que ces grosses pointures qui m'attirent. Je les croirai. À chacun sa vérité. Mais je ne me résoudrai pas à vérifier et je continuerai à rêver devant ces objets, au départ voués à être simplement utiles, devenus un des symboles du luxe.
Joindre l'agréable à l'utile, j'aime cette profession de foi...

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lundi 1 juin 2015

Big nose...

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J'ai la chance (parfois discutable) de posséder un sens olfactif très développé.
Qui n'est pas sensible, à outrance, aux odeurs, qui n'a jamais été incommodé par un parfum, des effluves à peine perceptibles ne peut pas comprendre.
Mon nez bionique me renseigne avant celui du commun des mortels. Je respire sans filtre, je "sens", toujours et systématiquement et, si cette sensation peut être agréable, elle n'est pas dénuée de désagréments.
Toute petite, déjà, lorsque je découvrais un lieu inconnu, mon museau frétillait comme celui d'un jeune chiot. On devinait, immédiatement, au grand dam de mes parents, si l'endroit me convenait ou s'il "sentait"(terme exact, rapporté par ma mère, extrêmement péjoratif dans la bouche d'une fillette de 2 ans, lorsqu'utilisé sans qualificatif). Ça sentait ou pas. Mieux valait que ça ne sente point...

Il y a du plaisir, cependant, à pouvoir humer à fond, en totalité. C'est ainsi qu'entre autres grands bonheurs, j'aime le parfum du cuir et que le simple fait d'ouvrir un bel objet de maroquinerie me fait entrer en transes.
 J'aime aussi l'odeur caractéristique des protège-cahiers en plastique, celle de la colle blanche, de la gomme rose et bleue. J'ai bu et je bois encore le parfum grisant du cou de mes bébés, celui de la petite nuque humide après la sieste.
Les pivoines et le mimosa m'agréent. Le lys, le lilas et la jacinthe, bien trop entêtants, n'ont pas droit de cité chez moi.
Mon nez est sensible, je le protège. Ne lui impose rien qui puisse l'indisposer. C'est une lutte de tous les instants mais je reçois tant en contrepartie.
C'est bon de pouvoir sentir à fond...

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lundi 18 mai 2015

Passionnément, à la folie...

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Le bonheur c'est simple comme un coup de fil, affirmait, il y a quelques années, un professionnel de la télécommunication...
Mon bonheur à moi est multiplié par deux et est sans fil ni filet. J'ai donc choisi une taille de photos en adéquation avec ce bonheur.
Semaine intense, occupée, chargée, riche en événements certainement anodins aux yeux des non-initiés. Les Mamies (et Papys) comprendront et approuveront...

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vendredi 8 mai 2015

On prend les mêmes...

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Avant d'entamer les hostilités, j'aimerais remercier toutes celles qui ont écrit un gentil petit mot sous mon billet précédent. Kate et sa Charlotte ont été proprement éclipsées.
De sales bactéries (salmonelles ?) ont violemment laissé ma Nana belle sur le flanc. Mais cette parenthèse, pas du tout enchantée, est de l'histoire ancienne. Le demoiselle va on ne peut mieux. Adorable toujours, encore plus bavarde qu'avant son indisposition, réfléchie... bref la Nana que j'aime tant est revenue.
On ne peut pas en dire autant de sa grand- mère. Une nouvelle série dents en vrac vient de commencer. Avatars dûs en grande partie à l'incompétence d'un arracheur de dents (pourtant recommandé). La plupart des travaux achevés depuis peu sont à recommencer. Et chez un organisme dont les vingts printemps sont loin, les dégats peuvent être difficiles à rattraper.
Certainement plus abrutie que de coutume ou alors pressée de retrouver ma petiote (ou alors talon qui aurait supporté un lifting -maintenant, mais un peu tard, c'est fait- :-( ), je n'ai rien trouvé de mieux, en sortant du cabinet dentaire, que de chuter sur le trottoir (en réalité, je devrais écrire "me vautrer"). Un reste de fierté m'a aidée à me relever promptement mais l'atterrissage a laissé quelques séquelles, entre autre, coude arraché et jambe gauche douloureuse et décidée à me pourrir la vie.
Cosette va arrêter de se plaindre et de larmoyer mais elle trouve, quand même, que six mois de maux divers et variés, c'est un peu lassant et un chouïa démoralisant.
Le soleil n'est jamais bien loin, ma petite fille modèle, ma jolie Titounette quitte sa Belgique natale pour une semaine. Sa chambre l'attend, sa grand-mère également...

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lundi 4 mai 2015

H...

Ma jolie Nana est malade.
Ma jolie Nana est hospitalisée.
Courageuse, elle n'a rien dit lors de la prise de sang et la pose de la perfusion. Et pourtant, on sait combien sont douloureuse ces piqûres sur le dos de la main. Alors, sur une menotte :-(. Sur la menotte de ma Belette, qui plus est...
Sa maman est restée à son chevet toute la nuit. Une maman à ses côtés, c'est déjà le début de la guérison.
Elle discute, se promène dans les couloirs, suivie par sa potence, en chuchotant et en marchant sur la pointe des pieds pour ne pas déranger les autres enfants malades.
Lorsque je la vois si posée, si raisonnable (?), je peine à reconnaître mon petit vif-argent qui sait être si... présent.
Demain devrait être le jour de sa libération.
On attend...

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mercredi 29 avril 2015

Traqueuse...

J'ai une manie, un vice, une addiction, dénicher les coquilles et les fautes d'orthographe. Passe-temps innocent mais très fructueux. Pubs, magazines, livres fourmillent de ces erreurs qui piquent les yeux et demandent parfois une relecture du texte. Et puis, je plaide non coupable, ce sont elles, ces boulettes inacceptables, qui s'imposent à moi.
Afin d'éviter une éventuelle levée de boucliers et des commentaires agressifs de la part de certains lecteurs qui seraient tentés de me penser méprisante, je précise que seuls sont concernés les professionnels du texte. Ceux dont les proses sont censées être vérifiées avant de nous polluer la vue.
Puisque nous sommes dans les incorrections et autres bourdes, parlons cinéma. N'avez-vous jamais été, en spectateurs attentifs, choqués par l'incohérence de certains plans. Couleur de veste différente, accroc qui apparaît, disparaît, réapparaît. Lieu de tournage qui ne correspond en rien au paysage que vous connaissez depuis tant d'années. Lorsque l'on sait les moyens dont disposent la plupart des metteurs en scène, ON est en droit de s'interroger
C'est ainsi qu'en visionnant le film "Joséphine", j'ai pu constater le (haut) niveau sportif de Marilou Berry. Se trouver sur les quais de Seine vers 22H et à Montmartre l'instant suivant, cela tient du miracle mimounien. Qui plus est, la balade se déroulait sous une pluie battante. Je dis chapeau bas, très très bas.
J'aime trop Paris pour passer ce genre de dérapage sous silence. Ne pas confondre Notre-Dame avec la Basilique. Autres lieux, autres moeurs...

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mercredi 22 avril 2015

Ô mon Paris...

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J'aime quand ma copine m'offre un sujet de billet sur un plateau. Plus encore lorsque le sujet occupe une place particulière dans mon coeur.
Elle évoque Paris comme ne peuvent l'évoquer que ceux qui, nés à Paname ou pas, y ont traîné leurs guêtres de nombreuses années. Ceux qui en sont amoureux.
Pas le Paris des touristes pour qui, souvent et malheureusement, la capitale se résume à Montmartre, la place des Abbesses et les peintres (!) de la place du Tertre, la Tour Eiffel (et pourtant je l'aime cette dame de fer :-)), la quartier du Marais et ses boutiques branchées que l'on découvre au détour de tant de blogs...
Un Paris imparfait, touchant, parfois sale, souvent bruyant, jamais étriqué, terriblement vivant... Une ville où tout est à portée de main.
Il est faux de croire que les Parisiens méprisent la province et ceux qui la peuplent. Et puis, qu'est-ce qu'un Parisien ? Si l'on en croit certaines études il faut pouvoir se promouvoir de sept (!) générations nées dans la capitale pour mériter le label Parisien pur jus... Combien sont concernés ?
Si certains Métropolitains, bas de plafond, font preuve d'une bêtise crasse en snobant leurs compatriotes, quelques Clochemerlois, d'égale façon, ne seraient pas avares de cette belle tirade : "Parisien tête de chien, Parigot tête de veau"...

J'aimerais revivre à Paris. Le Paris de mon enfance. Les commerces si proches que l'on s'y rend à pied, le cabas rempli de bouteilles consignées et de pots de yoghourt soigneusement lavés. L'épicerie où l'on attend patiemment(ou pas) son tour en taillant une petite bavette avec sa voisine de file. Ce n'est pas (que) de la nostalgie lénifiante, cela aurait presque un petit côté écolo tout à fait actuel.
Et puis, même le filet en coton, cet objet plutôt laid et pas vraiment pratique que toute bonne ménagère des années 50/60 possédait, même le porte-monnaie/porte-clés au fermoir "2 boules", même la boîte à oeufs en plastique couleur layette sont devenus tendance. Je ne déparerais pas...

J'aime Paris et pas qu'au mois de Mai. Je l'aime, c'est tout...

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mercredi 15 avril 2015

Tandis qu'à leurs oeuvres perverses...

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J'étais à Paris, lundi... Rien de bien exceptionnel me direz-vous. C'est que je ne suis plus une "vraie" Parisienne (quand on a franchi le périf -que ce soit au Nord, au Sud, à l'Ouest ou à l'Est- on devient des banlieusards). Je sais que ça leur crève le coeur, que ça leur arrache les tripes mais, même les habitants des beaux quartiers situés extra-muros sont des banlieusards. Modeste satisfaction. Je ne supporte pas que l'on prétende habiter Paris quand on est juste voisin de la ville lumière.
Quelques achats au Printemps suivis d'un déjeuner médiocre sous la Coupole. J'y allais en habituée, ce ne devait pas être la bonne journée. Service inexistant -le serveur attaché à notre table ne s'est pas montré trop entreprenant, occupé qu'il était à draguer les copines-. Médiocre et cher. J'ai déjà oublié l'adresse...

Mardi soir et mercredi : baby-sitting. Enfin baby... 3 ans, un vocabulaire et un phrasé à faire pâlir certains gamins de 6ème (je n'oserais dire, certains adultes), un caractère très trop affirmé, une présence indiscutable et de l'amour à revendre. Elle m'épuise mais j'aime cette fatigue et j'en redemande...
Je joue les paparazzi et elle se prête volontiers aux exigences du photographe. Parfois cabotine. Le bébé est devenue une petite fille. Mon joli papillon.
Au même âge, sa tante... Passent les années, défilent les générations, et quoi qu'on pense, rien ne change...

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C'est le Printemps...

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dimanche 12 avril 2015

Le pré d'à-côté...

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J'ai (j'écris "j'ai", elle ne m'appartient pas mais quand j'aime, j'use et abuse du possessif) une copine de blog (déjà rencontrée donc plus tout à fait virtuelle) qui semble souffrir de déménagite aigüe.
À sa décharge, son Eldorado se fait attendre. Ce n'est pourtant pas faute de prospecter ardemment, de s'enthousiasmer et d'être régulièrement certaine que le but ultime est atteint. Mais la lune de miel est de courte durée et les défauts de l’élu sont d’autant plus insupportables qu’ils sont souvent hypocritement masqués.
Je vais bientôt la rejoindre dans cette quête du Saint Graal.
Notre maison est grande, très grande, bien trop grande. Elle convenait pour cinq. Elle s'étiole de n'abriter que deux pauvres âmes. Les séjours tant appréciés de nos grandes et moins grandes ne suffisent pas à la combler. Je le sais, je le sens, elle regrette de ne pas être à la hauteur de mes exigences. Je me plains de ne pouvoir l'entretenir comme elle le mériterait...
Nous allons devoir jeter l'éponge : nous n'avons pas pu (su) la modeler à notre image. L'humanité et le bon goût ont beaucoup perdu.
Cinquante petits mètres carrés et un étage en moins, ce serait parfait. J'ai conscience de l'incongruité de cette réflexion alors que d'autres aimeraient tant pousser les murs. Mais, la vie est ainsi faite, l'âge et la situation ptofessionnelle évoluant (?), les besoins changent.

Un rêve étant, par essence, destiné à rester inaccessible, je renonce à imaginer le reste de mon existence dans MA ville. J'y suis née, j'y ai vécu. Assez longtemps pour savoir que je l'aime mais pas à n'importe quel prix. Bizarrement les mètres carrés que je juge excédentaires me paraîtraient bien moins gênants -voire deviennent indispensables- dans la capitale. Alors, soumettant mes desiderata à mon bon clavier, j'ai trouvé...
C'est dit, je veux ça ou rien (un bien approchant conviendrait, il ne faut pas être borné non plus)... Et lorsque je découvre que cette demeure se situe dans le quartier de mes toutes jeunes années, je pleure...

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Force m'est d'avouer que je suis impatiente de me mettre à la recherche de la perle rare. Avec le secret espoir de (re)tomber amoureux d'un lieu, d'une maison. Ne pas vouloir recommencer, juste continuer avec de nouvelles donnes.
Projeter, voilà bien un joli mot, et je le fais, encore et toujours, mien.

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