Marie-Floraline

mardi 18 novembre 2014

Des p'tits trous...

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Je cumule.
Pas les mandats. Les épisodes souffreteux.
Après une longue séance vertigineuse particulièrement décoiffante, je persiste avec une angine tout aussi ébouriffante. Fatiguée ? Certainement. Virus partagé en famille ? Encore plus vrai. On est comme ça chez nous, rien ne doit rester la propriété exclusive d'un membre.
Pas goût à grand chose. Je n'ai même pas pu retrouver deux copines de plume. Ma satisfaction est de savoir qu'elles ont passé un bel après-midi (qui a dérivé vers un beau début de soirée).
On a le bonheur que l'on se donne.
Lorsque je suis malade, je me réfugie dans le noir et blanc. Les films, j'entends.
Ceux que j'ai vus, ceux que j'aurais pu voir dans mon enfance. Ceux qui ont pour cadre ma ville natale, la blonde qui plaît à tout le monde. Paris...
Ce Paris que, ne leur en déplaise, les moins de 50 ans n'ont pas connu.
C'est ainsi, qu'hier soir, j'ai comaté devant Bourvil, Paul Meurisse et leur grosse caisse.
Une petite comédie qui n'est pas restée dans les annales, même si la distribution est prestigieuse, mais les images me parlent, les rues m'interpellent, le métro me chatouille la mémoire.
Bourvil et son Solex : mon père possédait le même.
Je suis devenue phobique des transports en commun. Surtout de ceux qui sévissent en sous-sol. Les rames clinquantes, les lumières agressives. Tout m'agresse. Et pourtant, je les ai arpentés ces couloirs ! D'un pas lent ou énergique. Pressée, énervée, angoissée mais aussi, heureuse, impatiente, bavarde ou simple spectatrice.
Mais ça, c'était avant.
  J'ai donc retrouvé, le temps d'une soirée, les voitures aux sièges en lamelles de bois, le beau logo de notre régie, apposé fièrement sur chaque portillon. Et puis le poinçonneur, souvent condamné à une vie souterraine -ous n'avaient pas le privilège d'officier sur un trajet aérien- (était-ce vraiment un avantage ? Ceux qui empruntent régulièrement ces lignes me comprendront).

Plus propre (ça reste à prouver :-(), plus rapide, plus fiable, offrant des possibilités de déplacements urbains quasi illimitées. C'est tout ça le métropolitain contemporain.
Mais j'ai en mémoire la réclame, Dubo Dubon Dubonnet, que nous déchiffrions entre chaque station. L'odeur particulière qui prenait à la gorge au détour d'un couloir. Les secousses qui rapprochaient les passagers. Les panneaux d'affichages et leurs petites lumières clignotantes qui nous indiquaient quasi miraculeusement le trajet à parcourir.
Deux ans après le tournage de ce film, nous emménagions à un saut de puce de la station Quai de la Rapée.
À l'époque, les usagers ne disaient pas "ligne 5" mais Porte de Pantin/Place d'Italie.
J'ai conservé cette habitude. Les chiffres ne me parlent pas, les mots me font rêver...

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jeudi 30 octobre 2014

Parenthèse enchantée...

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Voilà c'est fini...
Mon petit lutin a retrouvé les rois des frites, les empereurs des wafels, les Picasso de la bande dessinée. Ma Titounette a regagné ses pénates.
Au risque de me répéter -mais j'assume-, je connais peu d'enfant aussi légère à vivre. Une petiote qui s'endort chaque soir (aucune exception durant ces 10 jours)à 19H, se réveille en chantant et babillant 13 heures plus tard. Attend patiemment son biberon et accueille celui ou celle qui vient la délivrer avec de grands cris de joie et les bras tendus. En vérité, si cela ne paraissait un brin outrancier pour une si petite personne, je dirais qu'elle n'attend pas, qu'elle ne doute pas : elle vit et apprécie chaque moment sans anticipation négative.
Voilà une puce qui dort et mange avec gourmandise. Une petite fille qui vient tout juste de fêter son premier anniversaire et sait jouer seule dans son parc. Une lectrice appliquée qui tourne les pages de ses livres avec grande attention et pointe chaque image d'un index précis en la commentant dans ce jargon propre à cet âge tendre. Une ballerine qui danse au rythme de ses jouets musicaux, crapahute derrière le chat en tentant de l'appeler par son nom... Une enfant, enfin, qui ne pleure pratiquement jamais, qui semble puiser en elle un nombre incalculable de ressources. Une enfant douée pour le bonheur.
Une belle nature que je serais tentée d'envier tant elle me paraît riche de félicité future.
Je lui souhaite de garder cette sérénité, cette faculté d'être bien et heureuse partout et avec tant de monde. Lorsqu'elle noue ses petits bras potelés autour de mon cou, lorsqu'elle pose sa jolie tête sur l'épaule de ses arrières-grands-parents, les faisant pleurer d'émotion, lorsqu'elle caresse doucement les joues de sa cousine, je la devine déjà empathique, pleine d'amour pour l'Autre.
Que rien ni personne ne vienne abîmer un tel trésor. Ma Camille distilleuse de joie...

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Et puis... Si ma Nana belle passe par ici, qu'elle n'imagine pas un seul instant que sa mamie chérie, sa mamie d'amour, sa mamie Yé***** la délaisse (même pas et encore moins en rêve). Je crains juste de passer pour une fieffée vantarde voire une menteuse si, dans le même billet, je fais l'apologie de mes deux Merveilles ;-). Les jaloux ne sont pas loin et il ne faut jamais donner du grain à moudre aux malfaisants.
Mais soyez honnêtes : vous en avez rencontré beaucoup des enfants de 2 ans et demi qui s'inquiètent sur l'origine du tonnerre et demandent la définition exacte du vide (quitte à vérifier auprès des différents membres de la famille la concordance de l'information)?

Mes petites-filles me fascinent...

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jeudi 23 octobre 2014

Supercalifragilisticexpialidocious...

poppins

Mon oeil semble décider à me laisser approcher l'écran. Ou alors, c'est que je le méprise et parvient à ignorer ses manifestations vachardes.
J'ai abandonné un certain moment le monde de la blogosphère -lisant juste quelques billets de-ci de-là et un peu cahin-caha- sans en éprouver le moindre manque. L'addiction était moins grave que je ne le craignais. Je reviens de loin.
Certaines amies de plume ont jeté l'éponge ou semblent à deux petits doigts de le faire et cette constatation me désole au plus haut point. J'ouvre donc une lettre de doléances et supplie les coupables de stopper ce sabordage.

Sinon... je suis comblée (déjà dit) : j'ai mon amour de petite Belge à la maison pour une dizaine de jours. Sans les parents partis arpenter la Grosse Pomme. Cerise sur le gâteau : ma grande petite-fille, ma Nanabelle d'amour (renvoi d'ascenseur : je suis "sa Mamie d'amour" -dixit la belle enfant-) est venue retrouver sa cousine une courte journée. Nous sommes allées magasiner toutes les trois en amoureuses.
La dame qui conduisait la poussette d'une main et tenait fermement (sait-on jamais, qu'on veuille me la faucher) une jolie Belette de l'autre, avait tout du Ravi de la crèche et s'en battait l'oeil (le mauvais, bien évidemment), faisant ainsi d'une pierre, deux coups. C'est simple souvent le bonheur.
Mes jours et mes nuits (je mens honteusement : Camille "fait" des nuits de 13 heures) ressemblent étrangement à ceux de ma nounou anglaise préférée, à la différence que je ne possède aucun talent surnaturel. Je travaille en amateur. Mais dans amateur, il y a "aimer"...
Nous raccompagnons notre trésor dans ses foyers la semaine prochaine. La déprime risque fort de me gagner (très très fort). C'est alors que j'aurai besoin du soutien actif de mes copines de plume.
On se dit rendez-vous dans 10 jours ?

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vendredi 17 octobre 2014

1 an !

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Ma petite fille modèle a 1 an aujourd'hui...
Pour elle, je fais fi de mon oeil fainéant et j'ose un court billet.
Joyeux anniversaire ma jolie Titounette, ma gracieuse princesse, mon petit vif-argent..
Dix jours avec toi, ça va être du sport mais j'ai hâte :-).
Je suis comblée...

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samedi 27 septembre 2014

Pause obligée...

De gros problèmes oculaires me tiennent éloignée de mon écran pour une durée... ???
Je n'oublie cependant pas mes fidèles et j'espère pouvoir leur rendre visite et commenter leurs billets rapidement.
En attendant, je vous ai à ...

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jeudi 11 septembre 2014

Sépia ...

 

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J'ai longtemps écrit des textes en rapport avec mon enfance.
Les lieux, les personnes, les parfums... tout ce qui m'ôtait quelques 50 années de vie m'inspirait.
Je suis consciente que cette nostalgie peut lasser. Chacun a la sienne et celle du voisin au mieux indiffère au pire, ennuie. S'attendrir sur les jeunes années d'un inconnu n'est pas du goût de tous. Alors, nouveau grade aidant (mamie pour les non initiés), j'ai trempé ma plume dans un autre encrier. J'ai laissé de côté la fillette des années 60.
Mais c'est une obstinée cette gamine. Tout récemment et certainement pas par hasard -obstinée, vous dis-je-, j'ai découvert d'autres blogs. Des blogs qui pourraient être le mien, le plus souvent rédigés par de quasi jumelles astrales : ceci explique cela. Chemin faisant, j'ai retrouvé ces souvenirs d'une époque révolue où tout n'était peut-être pas aussi simple qu'il nous plait de le croire. La mémoire est trompeuse et nous restitue souvent ce que nous souhaiterions avoir vécu.
La blogueuse à laquelle je pense (et qui se reconnaîtra peut-être -encore faudrait-il qu'elle passe-) a écrit un fort joli texte inspiré par une photo familiale. Une de ces photos de vacances prises par un officiant du dimanche, maladroit, pressé, agacé par le vent qui décoiffe, le gamin qui se cure le nez et le cousin un peu trop gai qui chatouille sa voisine de pose.
J'ai eu envie de l'imiter. La photo n'est pas très nette. C'est un instantané pas un cliché d'art et le photographe était pressé de rejoindre l'assemblée.

C'est dimanche, ou alors un jour férié et carillonné d'été. Il fait beau, très beau, même. Nos tenues et nos yeux plissés face à l'objectif en témoignent. Je suis assise devant, sur un de ces fameux bancs que l'on ne trouvait que dans les salles communes de nos campagnes. Étroits, un peu bancals, le bois rugueux dans lequel ils avaient été taillés, gratifiaient nos cuisses d'échardes cruelles et niquaient les bas nylon des femmes des villes.
Je ris, la main sur la bouche, à côté de ma cousine récemment édentée. J'ai dû concocter une niche ou j'ai en tête une réflexion, une blague, une taquinerie qui amusera quelque temps la galerie. C'est ainsi : j'ai le boyau de la rigolade perpétuellement en mouvement. Petite fille solaire avide de bonheur. J'ai 5 ans et je sais que c'est vrai...
Ma grand-tante Mathilde a gardé sa coiffe. Son petit visage menu peine à montrer sa joie. Ne jamais trop se réjouir devait être son credo. Je ne crois pas avoir jamais entendu son rire. Ou alors juste un petit roucoulement discret, un chuintement vite réprimé. En face d'elle, sa fille qui sourit. Heureuse jeune maman... Et puis il y a Jean, François, Marie-Josèphe, François (!), Alban, Marie-Thérèse...
Sur la gauche de la photo, ma grand-mère et mon petit frère dûment chapeauté. Le soleil breton est traître...
Angèle est devenue une presque Parisienne qui ne revient au pays que le temps de longues vacances avec ses enfants et petits-enfants. Une dissidente. L'absence de coiffe, la robe claire à manches courtes et les sandales légères témoignent de son changement de statut.

C'était en août 61. Sur les 12 figurants, 7 ont disparu...  

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mercredi 10 septembre 2014

10 mois...

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Bientôt 11 mois et déjà prête à s'élancer..
Elle grandit (trop ?) vite ma petite fille modèle. Toujours gaie, souriante et facile à vivre :-). Bien campée sur ses petites jambes qu'elle a fort jolies, le dos heureusement plus droit que celui de sa grand-mère... les premiers pas ne sont pas loin.

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mardi 9 septembre 2014

Comme un I...

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Pas encore complètement redressée mais ce n'est qu'une question de patience. Et puis, on ne peut pas faire du neuf avec du vieux, tout au plus rafraîchir et essayer de maintenir un tant soit peu de mobilité. Quelques gouttes d'huile dans les rouages et mon tacot va reprendre la route.
L'ostéopathie est un art merveilleux et ses (bons) interprètes de merveilleux artistes.
Il faut, cependant, avouer que j'avais préparé le terrain et aidé l'homme de l'art. En glissant d'un pas (et d'un -seul- pied) léger une serpillière sur le carrelage de ma cuisine, j'ai commencé à remettre, non pas les pendules à l'heure, mais le bassin dans son axe. Il ne restait plus qu'à peaufiner le travail. Qui a dit que les travaux ménagers bousillaient la santé ?

Je remercie celles qui se sont gentiment inquiétées de mon état de santé. J'ai tenté de vous répondre via ma boîte mail. Canalblog m'a joué un vilain tour en ne me permettant pas de lire les commentaires affichés sous le billet concerné. J'en voyais le nombre mais impossible d'ouvrir la page... Les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures, j'ose espérer que ce problème ne se renouvellera pas.

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dimanche 7 septembre 2014

Le lundi, c'est...

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Demain, ostéo... :-(
image empruntée sur le Net (et me correspondant si bien :-( )

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jeudi 28 août 2014

Vie de chien...

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Posté par Marie-Floraline à 09:40 - - Commentaires [8] - Permalien [#]



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