Marie-Floraline

mercredi 20 août 2014

Donnez nous notre bon pain quotidien...

Cure de poissons, balades iodées, vent qui décoiffe, soleil (point trop, des fois qu'on y prenne goût), températures revigorantes, orages violents.
Et puis, repos, repos, repos.... J'ai aimé cette semaine en Normandie.

Sinon, toujours le même souci (!) pour alimenter ce blog. Non pas que les idées manquent mais elles s'emmêlent, s'entrechoquent, et aucune ne prend le pas sur l'autre, aucune n'est vraiment digne d'intérêt. Ce sentiment de déjà vu, déjà raconté, déjà montré et pas qu'une fois et pas que chez moi me lasse.
Les échappées belle qui ne sont belles que pour ceux qui les vivent, les copains, les restos, les brocantes, les gens sympas, les belles maisons... ça lasse un peu, non ?
Forte de cette opinion (qui n'engage que moi), j'ai décidé d'aborder un sujet qui nous concerne vraiment tous : le pain.
Avez-vous une bonne boulangerie près de chez vous ? Une bonne, une vraie boulangerie, tenue par un artisan amoureux de son métier. Pas un vulgaire dépôt de pain ou un revendeur à la petite semaine. Parce que, force est de constater qu'à l'heure des concours de tout poil, des combats de chefs, des classements nationaux, à une époque où on n'aime rien moins que de se comparer au voisin, afficher un titre pompeux bien en évidence dans sa vitrine, on oublie un peu le principal.
Je nourris (!) une passion dévorante pour le pain. La plus savoureuse des pâtisseries me plaît moins qu'un morceau de baguette fraîche ou une large tartine de campagne. Qui n'est pas entré dans une boulangerie tôt matin, lorsque la première fournée se présente en boutique ne connaît pas le bonheur.
L'an passé, en grande amoureuse de ce miraculeux assemblage farine/eau/levain, j'ai suivi l'émission "la meilleure boulangerie de France". Je connais l'établissement qui a remporté la palme (et je n'ai même pas assisté à cette consécration, honte sur moi) et je peux affirmer, qu'en effet, le pain est bon, très bon même.

Les amateurs de "vintage" seront ravis d'apprendre qu'à Paris dans les années 60/70, les boulangers n'avaient pas un éventail de pains aussi varié que maintenant. C'est ainsi qu'ils nous proposaient le Parisien, le bâtard, la baguette, la baguette moulée et la ficelle. Parfois, un artisan exilé et amoureux de sa région natale osait la miche de campagne. Parfois...
La baguette viennoise moelleuse et sucrée était réservée au goûter des enfants sages.
C'est ainsi que, dégoûtée par la classique baguette (ordinaire selon l'appellation officielle) devenue insipide et inconservable, j'ai jeté mon dévolu sur  la Tradition, celle dont l'appellation change selon le moulin qui fournit la farine. Grand siècle, Banette, Retrodor, 1900... Noms pompeux et baguette plus chère que sa soeur aînée (le prix de l'excellence ai-je lu dans un document).
Sa qualité n'est pas égale, loin s'en faut. Certaines -la majorité- ont la blancheur bidet et la texture éponge. La faute à ? À l'artisan qui ne prend plus le temps de travailler la pâte ? Aux clients qui sont si nombreux à réclamer une baguette bien blanche ?
Je suis d'un naturel hargneux. À une vendeuse qui me demandait si, à l'instar de la cliente précédente, je désirais également un pain couleur lavabo, j'ai répondu que les pâtons n'avaient pas ma faveur.
À Honfleur, j'ai testé la baguette Tradition du candidat "Normandie 2014". Excellente mais mon amour du bon pain ne me fait pas oublier les kilomètres : un peu loin pour en faire mon pain quotidien.
Je papillonne d'établissement en établissement. Je suis souvent déçue : telle boulangerie qui m'avait un jour enthousiasmée, ne produit pas un travail suivi.
Bien cuit ne veut pas dire croûte carbonisée et mie pâteuse.
Que les boulangers ne soient donc pas étonnés si de nombreux consommateurs leur font des infidélités et achètent, ô sacrilège, leur pain au centre commercial. Quant à faire d'acheter médiocre (je suis indulgente), autant que ce soit moins cher...

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dessin emprunté sur le net

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dimanche 3 août 2014

Jeux de mains et de toujours...

Mes trois filles, comme beaucoup d'enfants nés dans les années 70/80 ont grandement contribué au succès des jouets Fisher-Price et à l'enrichissement des actionnaires de ladite marque. Parce que, même si tout se jouait à l'âge Pla**kool, FP était leader dans le genre.
La conclusion s'impose d'elle-même : mes filles possédaient des it jouets qu'elles ont su choisir seules très vite :-D.
Et pour corroborer mes dires...

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Regardez et lisez le catalogue que tient Puce n°1 (en 1979). Question métaphysique, s'il en est... :-)

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... sur laquelle elle se penche sérieusement.

Des formes arrondies, des couleurs chatoyantes, une solidité à toute épreuve et surtout un usage "interactif".
Le bébé était une personne, Bernard Martino confirmait ce que les parents savaient déjà. Ses jouets se devaient de le stimuler.
Durant leurs jeunes années, mes filles n'étaient pas vraiment conscientes de posséder de tels trésors lorsqu'elles arrachaient les oreilles de Snoopy Sniffer, maltraitaient le téléphone aux yeux riboulants ou crapahutaient sur l'explorateur (le camion, pas le conducteur).
Je pourrais citer encore, peut-être pas à l'envi mais la liste serait longue, de nombreux jouets fisherpriciens que les demoiselles ont possédés.
La plupart de ces jeux ont été donnés (je plaide coupable, les victimes m'en veulent encore)lors de notre dernier déménagement. Pour ma défense, les gamines n'en étaient plus : la dernière affichait glorieusement 16 ans. Mais il semblerait que, chez nous, l'on ne se sépare pas des témoins de son enfance.
Les voilà donc, à leur tour, mères et soucieuses, de ce fait, du bien-être et du développement psychomoteur de leurs filles. C'est là que FP (re)fait son apparition.
Amoureuses de l'authentique, de l'objet initial, les rééditions actuelles ne leur conviennent qu'à moitié. Versions édulcorées, moins charmantes : ce sont de vulgaires pastiches.
Le bois a définitivement disparu au profit de matières plus conformes aux nouvelles normes. Le plastique utilisé serait de meilleure qualité, sans bisphénol A et autres substances que l'on a découvertes nocives, mais le charme est rompu. Less n'est pas toujours more.

C'est ainsi que, pour réparer mon geste malheureux, j'ai mission de prospecter, c'est ainsi que j'ai déniché des trésors. Ceux-là même que j'ai lâchement abandonnés sur un trottoir.
Je chine, certes, mais je n'enrichis pas ceux qui surfent sur la vague du bobovintage. Je n'ai pas souvenir d'avoir dû débourser 600 F pour un jouet en parfait état, alors l'équivalent en euros pour son petit frère défraîchi... Messieurs les marchands du Temple, passez votre chemin.
Je ne cherche pas, ce qui doit arriver arrive et tant pis si la découverte se fait attendre.
Hier, bonne pioche chez les Compagnons...

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Fille de Puce n°1 a son canasson... à un prix compagnons :-).

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Et pour conclure ce billet dédié au géant du jouet, un cliché du premier anniversaire de Puce n°1. On distingue le fameux Snoopy Sniffer sur la droite (Snoopy Sniffer récemment(re)trouvé dans un vide-grenier normand, dans sa boîte d'origine, jamais ouverte. Du neuf vieux ou du vieux neuf, au choix).

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vendredi 1 août 2014

Just singing...

... parce qu'il fait beau, très beau même

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La relève est assurée mais elle sera rose ou elle ne sera pas...

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Bon week-end...

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lundi 28 juillet 2014

Smiles pas laids...

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Pas vraiment d'actualité (pas encore) mais en prévision du rigoureux hiver belge :-)

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Une des (nombreuses) raisons de ma désaffection à l'égard de ce blog car ce que l'on fait pour l'une... on doit (et on aime) le faire pour l'autre...
Entre baby-sitting (mot étrange : qui peut rester assis lorsqu'il est en charge de joyeux petits bipèdes au mieux de leur forme ?), balades -parisiennes et autres-, tricot, couture, lecture -un peu moins intensive à mon grand regret :-(-, il me reste peu de temps pour alimenter cet espace. Organisation à revoir.
En attendant... joyeux été à tous...

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lundi 14 juillet 2014

Vacances... du latin vacare

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C'est fou comme l'on oublie rapidement l'investissement physique que nécessite la garde d'un nourrisson.
Quand j'écris "garde", je n'évoque pas une ou 2 heures (voire un après-midi ou même une journée complète pour les plus chanceux), j'entends une semaine, jour et nuit, 24 heures sur 24...
L'âge, ce sournois, a fait son oeuvre. Les articulations sont peut-êtres un peu moins souples et le dos douloureux... Mais quel bonheur de tout (re)découvrir. En tête-à-tête avec un ange, sans le regard même complice, même bienveillant des parents.
Les sourires, les éclats de rire, les gazouillis, les petits câlins dans le cou, les yeux qui vous suivent, vous cherchent et le visage qui s'éclaire lorsque vous entrez dans la pièce.
Je sais bien que tous les grands-parents -dignes de ce titre- affirmeront que leurs petits sont plus que parfaits. Dans mon cas ("notre" devrais-je dire : le papa poule des années 70 et 80 est devenu un papy poule. Rien de plus à déclarer), c'est tellement vrai.
Voilà une petite fille qui ne pleure pratiquement jamais (quelques petits sanglots vite réprimés lorsque ses gencives sont douloureuses). Un bébé qui se réveille d'une nuit de 12 heures en babillant, peut sait (franco-belge, la petiote) attendre une heure avant son premier biberon, vous offre son plus joli sourire lorsque vous vous décidez à entrer dans sa chambre, fait honneur aux petites purées et aux compotes que sa grand-mère a préparées avec amour. Et joue, joue, joue. Regarde attentivement chaque objet qui entre dans son champ de vision en plissant les yeux comme pour mieux se l'approprier.
Le constat est simple : cette petite est paisible, pas angoissée ni craintive, bien dans ses chaussons.
Avec du caractère cependant. N'allez pas imaginer un poupon de celluloïd.
Je vous le dis tout de go : ma petite fille modèle est parfaite. D'autres séances de garderie intensive sont déjà prévues. Nous sommes prêts. Un tel honneur, cela ne se refuse pas...

Sinon... une semaine plus que médiocre. De la pluie chaque jour. Averses violentes ou vilain crachin, ne nous ont pas permis de profiter pleinement de cette ville que nous adorons. Pas de sorties au parc, pas de goûters champêtres. Les intempéries ne m'ont cependant pas empêchée de crapahuter seule ou avec la poussette, à la recherche non pas du Graal mais de trésors vestimentaires, sport que je pratique plus facilement hors de mes frontières. Comme chacun le sait, l'herbe est toujours plus verte ailleurs (en ce qui concerne la capitale belge, je ne serais pas loin de l'affirmer). Question de climat certainement...

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lundi 7 juillet 2014

Unavailable...

Je suis partie chez eux...

SGE

 afin de remplir une mission d'importance...

poppins


et qu'est-ce que j'aime ça !

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dimanche 22 juin 2014

Que j'aime ta couleur...

Tout d'abord un grand merci à toutes celles qui ont déposé un commentaire sous mon billet précédent. Grâce à vous, Hippie a eu une belle homélie.

Pour terminer la semaine sous le signe de l'amour, une photo dont le sujet est un pur hasard : un petit morceau de chocolat tombé malencontreusement dans ma tasse de café s'est transformé, après quelques secondes, en...

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Pas de trucage, pas de bricolage. De l'authentique.
Et ne me dites pas que c'est pur fruit de mon imagination...

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jeudi 19 juin 2014

Le petit lapin est mort...

Certains diront qu'elle n'était QU'un animal, qu'il existe tant de malheur sur terre qu'en comparaison la disparition d'un lapin, c'est roupie de sansonnet. Il n'empêche... Puce n°2 a bien du chagrin. Sa jolie Hippie n'est plus.
Dehors les fielleux et les moralisateurs.
Nous avons de la peine.

Maintenant, il va falloir expliquer l'absence à ma Nana belle et, ça, ce n'est pas le plus simple...

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mardi 17 juin 2014

Mères et filles...

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Plus de 30 années séparent ces 2 clichés... Les deux soeurs sont devenues mamans et leurs filles ont pris la pose à leur tour. Gageons que dans... 25, 30 ans, une troisième image viendra compléter l'album.

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lundi 2 juin 2014

Et rien d'autre...

Je ne rejoindrai pas le choeur de certaines de mes amies de plume. Je ne dirai pas que le temps passe vite, plus vite qu'autrefois. Il passe, c'est tout. Il passe comme il a toujours passé. Comme avant, comme lorsque nous étions petits et insouciants.
La jeunesse n'imagine pas retenir le temps. Elle ne cultive pas la nostalgie. Elle attend, elle espère, elle s'impatiente. Elle ne vit pas les yeux dans le dos. Voilà la différence...
Dur constat, prise de conscience douloureuse : je ne dispose pas de moins de temps pour alimenter ce blog, j'en utilise plus pour faire la même chose qu'avant.
Si le temps ne passe pas plus vite, il n'est pas élastique. Je rame et je m'essouffle. Mais je suis encore là. Parce que j'aime mes lectrices fidèles. J'aime aussi celles qui donnent des petits coups de canif dans le contrat. Celles qui me lâchent parfois. Ce serait inopportun de les mal juger : je les abandonne aussi, souvent. Le temps d'une pause. Pour revenir plus tard, honteuse et coupable. Tu m'aimes, dis ?

J'ai retrouvé ma petite fille modèle, ma titounette belge. Le temps (encore) d'un long week-end, j'ai pouponné, fait le plein de câlins, gagatisé à plaisir, conduit fièrement une poussette habitée d'un trésor que tous les passants m'enviaient. Le seul bébé qui ne pleure pas, ce n'est pas qu'une chanson...
Mercredi m'accordera peut-être le bonheur de voir ma Nana belle. Ma grande petite-fille.
Le bébé est loin. Il s'est transformé en fillette coquette (avec une notion toute personnelle de l'élégance) et coquine. Coléreuse parfois, râleuse, boudeuse, bavarde. Mais tellement câline...

Je ne dirai pas que le temps passe trop vite. Et puis trop vite par rapport à quoi ? Il n'empêche que j'aimerais, parfois, figer l'image, appuyer sur pause, savourer ces moments et rembobiner à l'envi.
Mais imaginez que la bande se coince...

Mes petites-filles m'empêchent de redouter la course du temps.

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Posté par Marie-Floraline à 20:02 - - Commentaires [16] - Permalien [#]



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