Marie-Floraline

lundi 17 août 2015

An hent...

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On l'appelait "le petit chemin". C'était son nom à cette allée étroite, creusée entre deux haies touffues et arborées de gros chênes centenaires. Un joli nom qui lui convenait à la perfection. Qui s'opposait au "chemin de la rivière". Un nom que nous lui donnions sous le manteau et que seuls connaissaient les initiés.
Pour tout dire, il n'y avait que des initiés qui empruntaient le petit chemin. Ce chemin était une voie sans issue. On n'y venait pas par hasard.
Puis arriva "la route". Large (au regard de notre sentier), laide (si l'on en croit l'avis général), mal empierrée. Destinée exclusivement aux initiés susnommés, pourquoi la soigner ?
Elle sentait mauvais cette route, elle puait la ville et on ne voulait pas de cette ville que nous venions de quitter pour deux mois. Je dois, cependant, lui reconnaître cette délicatesse : elle nous abandonna les premiers mètres du petit chemin. Une sorte de mausolée, de réserve qui nous permettait de nous rêver sans attaches, loin du monde. Un cadeau involontairement accordé par des ingénieurs qui, aux errements d'une nature capricieuse, préféreront toujours une belle ligne droite.
La route que l'on ne pouvait éviter, à moins d'avoir une vocation d'ermite, nous menait vers la civilisation. Huit cent mètres et une première escale. Deux maisons qui abritaient une partie de notre nombreuse famille et cet engin merveilleux que nous, petits Parisiens, ne possédions pas encore. Le poste de télévision.
Il fallait bien une âme d'enfant pour éprouver du plaisir à se brûler les yeux sur un écran guère plus grand qu'un timbre poste et qui distillait ses images floutées avec parcimonie. Les adultes avaient renoncé.
Robert Dacier, John Steed, la belle Emma, héros d'un temps révolu, réjouissaient nos soirées et nous permettaient une ultime émotion : regagner nos pénates à la belle étoile. C'est à cette époque que j'ai compris ce que signifiait véritablement "nuit noire".
La torche vacillante que tenait notre père suffisait à peine à guider nos pas et c'est quatre silhouettes pressées et tremblotantes qui franchissaient, enfin, le seuil de la chaumière. Qu'il est doux d'avoir peur en bonne compagnie.

Plus de chemin. Une route liftée comme une poule de luxe. Réverbères et places de stationnement. Deux pauvres vieilles maisons perdues dans des lotissements sans âme aux cubes blancs et jardins ripolinés. Le progrès n'est pas toujours beau. Avoir eu ce rêve fou que ce coin de paradis demeure intouchable. Faut-il être naïf. 


Ce petit chemin qui sent la noisette
Ce petit chemin n'a ni queue ni tête
On le voit
Qui fait trois
Petits tours dans les bois
Puis il part
Au hasard
En flânant comme un lézard
C'est le rendez-vous de tous les insectes
Les oiseaux pour nous, y donnent leur fêtes
Les lapins nous invitent
Souris-moi, courons vite...

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samedi 15 août 2015

Schlof, Kindele, schlof...

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Je fais la nique au temps qui passe. Je recommence à jouer à la poupée.
Habiller les couffins et les petits lits, c'est bien. Garnir un berceau/jouet, ce serait presque mieux et ça redonne des envies de fillette : vêtir, dévêtir son poupon sans craindre de démettre une épaule fragile. Coucher délicatement l'enfant en vinyle sous une couette joufflue et ne pas redouter un étouffement dramatique.
Quelle tranquilité d'esprit, quel confort !

Je me souviens l'avoir déjà écrit mais, ainsi je suis faite, je me répète. Pire, j'insiste lourdement.
Les prix souvent faramineux que certain(e)s sont disposés à payer pour acquérir un objet ou un jouet souvent inconnu dans leur jeunesse, me sidèrent. Vintage... Le mot a de l'avenir.
Tout est vintage. Il faut juste attendre que la mode passe et qu'une certaine nostalgie, grandement cultivée par les médias, laisse comme un manque, un regret, un faux souvenir. Et, sonnez tiroirs-caisse, crépitez cartes de crédit.
J'ai chiné récemment un adorable petit berceau alsacien en bois. L'étiquette de la marque, encore présente, m'avait interpelée. Dans les années 60, mon jeune frère possédait (possède, car toujours opérationnel. Sa petite nièce en a fait un de ses jouets de prédilection pendant ses vacances bretonnes) un tracteur et sa remorque du même fabricant. De beaux et nobles jouets en bois.
Un moïse en parfait état, comme neuf. Eu égard à celles qui ont vendu un œil pour satisfaire leur caprice, je ne dévoilerai pas la somme qu'il m'a fallu débourser pour le faire mien. Disons qu'elle se rapproche de l'euro symbolique.
Joli mais nu. J'ai donc œuvré. Je me suis amusée à couper, ourler, froncer, matelasser, pomponner enfin. Pour un résultat qui ne me déplaît point.
Ma Nana, qui pouponne allègrement, aimera certainement. Sa cousine devrait apprécier tout autant.
Sinon, je ne doute pas que des "classes 2000" puissent être tentées par l'objet. Mais la merveille ne sera pas à vendre ... ou cher, très cher diable__45_
Vintage, je vous dis...

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mercredi 12 août 2015

Ah! Vous dirai-je...

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Autrefois je préparais certains de mes billets bien avant leur parution. C'est ainsi que j'avais toujours 2 ou 3 textes sous le coude et qu'il me suffisait, en cas de paresse inopinée, de choisir, au pied levé, celui qui sortirait de l'anonymat.
Mais ça, c'était avant. Maintenant c'est comme Capri, c'est fini. Et bien contente de parvenir à aligner 3 phrases sensées, personnelles mais pas trop, révélatrices mais pas exhibitionnistes et surtout qui ne blessent ni ne heurtent celles ou ceux qui me font l'amitié de me visiter. Pas simple de s'impliquer vraiment et se livrer sans fards lorsque l'on devine des claviers prompts à se déchaîner pour un mot, une phrase mal formulée certainement, mal comprise peut-être.
Ma petite-fille modèle m'a fait la surprise d'une escale totalement imprévue (d'où la surprise) avant son retour vers sa Belgique natale. 24 heures intenses et qui sont passées bien trop rapidement.
Cette enfant, c'est du bonheur et de la joie sur pattes :-). Je me répète, j'en suis consciente (l'âge, couplé à un gagatisme démesuré, fait des ravages chez la personne la plus raisonnable), mais je suis émerveillée devant sa faculté d'adaptation, son caractère affirmé et sa facilité à se faire entendre sans agressivité. Elle n'a pas 2 ans ? La belle affaire, pourquoi changerait-elle ? C'est une nature heureuse et une heureuse nature.
Cette petite nous est très attachée et nous le montre. Elle nous comble et nous émeut, rendant caduc le dicton "loin des yeux, loin du coeur"...

Et comme je ne crains pas les digressions, quelques nouvelles sans lien direct...
Pour la raison énoncée plus haut, une copine de blog vient de fermer son accès aux commentaires. Je comprends cette démarche même si cela m'attriste. Réagir, argumenter, contester, approuver... pas simple par écrit.
Je vais me remettre à la rédaction de fiches lecture. Cela me rappellera le bon (ou moins bon) temps de ma jeunesse mais ce ne sera plus dans l'optique d'un examen imminent. Juste pour entretenir mon neurone. C'est pas gagné.

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1)Les histoires de la Grand'mère / Jean de Francqueville

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dimanche 9 août 2015

Oh ! Qu'elle est belle...

 

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Avez-vous parcouru son aride montagne,
Où les cheveux au vent on est si bien le soir ?
Avez-vous respiré ses parfums, sa campagne
Et ses branches d'ajonc et ses champs de blé noir ?

Ma Nana foule donc, pour la première fois, la terre de ses ancêtres armoricains.
J'aime bien l'idée de continuité. Savoir qu'elle met ses jolis pieds où sa mère, sa grand-mère, son arrière-grand-mère et tant d'autres aïeules, ont posé les leurs, donnerait presque un sentiment d'éternité. Et même si les choses ont changé, les fleurs ont fané et que le temps d'avant, c'était le temps d'avant *, c'est bon de se pencher un peu sur ses racines.
La voir sauter dans les vagues et courir après l'écume me donne des envies d'Océan, de vent qui cingle et de parfum iodé. Quatre ans loin de mon petit coin breton ! La distance n'est pourtant pas si importante mais me rendre, sans qu'elle m'accompagne, dans ce lieu qui vit la naissance et la jeunesse de ma mère, m'est difficile. Et ne s'est jamais produit...
Mon paradis est un trou. Un joli trou mais un trou. Isolé. Éloigné de ce qui rassure l'urbaine que je suis, qui ne s'imagine pas y séjourner avec une personne (très) âgée. Encore moins l'abandonner, ne serait-ce qu'une journée, dans une nature parfois hostile :-).
Foin de la mer et ses galets, une pile de livres m'attend. Posée au chevet de mon lit, elle prend de l'altitude et n'est pas près de diminuer. J'accumule, j'achète bouquins sur bouquins. La simple lecture d'un résumé peut être décisive. Les conseils d'amis font le reste. J'ai toujours agi ainsi. Je suis incorrigible. Peur de manquer ?

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* Merci Céline

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mercredi 5 août 2015

Cat sitter...

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Ma copine HB me reproche ma désertion. Elle n'a pas tort.
Je n'ai pas tenu parole. J'avais juré d'alimenter ce blog hebdomadairement. C'était sans compter le manque cruel d'inspiration et un sixième péché capital bien présent.
Je ne vais pas écrire que le petit chat est mort, c'est faux. D'autant plus faux que ce n'est plus un chat que nous avons en pension mais 2.
Demain, dès l'aube, à l'heure où la circulation est moins dense, la belle Nana part en vacances. La terre de ses ancêtres celtes l'attend. Elle nous a confié sa petite greffière avec moult recommandations et un paquet de croquettes.
Pas conseillé de transplanter un chat des villes. Il pourrait lui venir des envies de liberté.
Je me plaignais du manque d'inspiration : une autre anecdote me vient à l'esprit. Tout aussi passionnante. C'est dire.
Je ne veux pas griller toutes mes cartouches. Le récit sera pour une prochaine fois.
Tout vient à point...

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jeudi 23 juillet 2015

Happy Granny...

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Pourquoi Instagram ? Pourquoi tant de haine ?
Nombreuses sont les blogueuses à l'écriture agréable qui se sont converties définitivement et exclusivement à ce nouvel outil de communication.
Ma profession de foi va en fâcher plus d'une. Peut-être, même, rompre le fil ténu qui me reliait à certaines mais je n'adhère pas. Face à ces centaines de clichés balancés dans la nature, je fatigue.
Rien ne ressemble plus à la photo d'un bambin que celle d'un autre moutard. Un jardin reste un jardin. Grand, de curé, espace modeste ou environnement travaillé. C'est chez vous, chez nous mais son destin est-il d'émouvoir la terre entière ?
Entendons nous (plutôt) bien : je n'ai rien contre l'illustration de textes. Je serais une fieffée menteuse si j'affirmais ne pas en user et en abuser. J'habite un palais et mes petites-filles sont des princesses divinement belles et intelligentes au-delà du possible. C'est pourquoi je ne peux m'empêcher d'insérer moult photos en accompagnement de mes billets. Les images sont la garniture de mes histoires. Mais juste la garniture. Les petits légumes de mon plat de résistance.
J'entends déjà quelques végétariens m'asséner que les légumes sont grandement suffisants. Surtout lorsque le plat est médiocre.
Foin d'une ironie facile, je connais des blogueuses qui font de la résistance. Nous offrant des photos, certes, beaucoup de photos mais/et du texte, beaucoup de texte. Et, j'aime... Lire, partager, déchiffrer l'émotion, deviner le bonheur, partager les soucis. Répondre à l'avenant, échanger. Je ne peux pas être à ce point dans l'erreur, c'est bien à cela que servent les mots ?
Les BD, why not mais un livre de temps en temps, c'est bien aussi...

Refaire surface, retrouver le chemin de ce blog et marronner. Je reviens après deux chaudes semaines heureusement employées. Huit journées de baby-sitting intensif dans la capitale belge suivis d'une longue balade honfleuraise.
Ma petite-fille modèle est de plus en plus... modèle. Vive, bavarde, coquine, câline, gourmande. Pas un seul pleur versé durant ces huit jours(quelques sanglots vite réprimés après une glissade mal calculée). Je ne m'explique pas une telle perfection. Ou alors... on aurait les petits-enfants que l'on mérite ? Je ne vois que cela smiley diable

 

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Et comme je suis très méritante et qu'il est hors de question que je cafarde, j'ai eu le droit, dès mon retour au bercail, de profiter de ma Parfaite numéro 1...

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Elle est pas belle la vie ?

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vendredi 5 juin 2015

Futile...

Mon ordi me connaît bien. Très bien. Trop bien même... Les encarts publicitaires qui jalonnent mes billets m'infligent, eu égard ma grande faiblesse, un calvaire quasi permanent.
J'aime les sacs. Les beaux sacs bien griffés. Je respire leur cuir, j'en admire la souplesse ou le grain. Je caresse leur toile. Je m'émerveille devant les finitions. Ce sont mes jouets de grande fille. Issus de la même famille que ceux devant lesquels on bave, enfant, avant de les réclamer au Père Noël. Et comme je suis toujours très sage, je me gâte...
Qui dit brillamment griffés, entend toujours onéreux. Onéreux étant un terme moins culpabilisant que chers, j'achète donc, parfois, un sac onéreux. Parfois. Parfois. Parfois... Autant dire pas assez souvent à mon goût.
Honte ? Même pas. Outre le fait qu'il est de plus nocives addictions, de plus coupables passions, je participe, bien trop modestement à mon sens, à l'effort économique. Et, comme l'a toujours déclaré ma mère - femme on ne peut plus raisonnable- "le bon marché est toujours trop cher".
D'aucuns affirmeront connaître des créateurs tout aussi talentueux (et bien moins gourmands) que ces grosses pointures qui m'attirent. Je les croirai. À chacun sa vérité. Mais je ne me résoudrai pas à vérifier et je continuerai à rêver devant ces objets, au départ voués à être simplement utiles, devenus un des symboles du luxe.
Joindre l'agréable à l'utile, j'aime cette profession de foi...

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lundi 1 juin 2015

Big nose...

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J'ai la chance (parfois discutable) de posséder un sens olfactif très développé.
Qui n'est pas sensible, à outrance, aux odeurs, qui n'a jamais été incommodé par un parfum, des effluves à peine perceptibles ne peut pas comprendre.
Mon nez bionique me renseigne avant celui du commun des mortels. Je respire sans filtre, je "sens", toujours et systématiquement et, si cette sensation peut être agréable, elle n'est pas dénuée de désagréments.
Toute petite, déjà, lorsque je découvrais un lieu inconnu, mon museau frétillait comme celui d'un jeune chiot. On devinait, immédiatement, au grand dam de mes parents, si l'endroit me convenait ou s'il "sentait"(terme exact, rapporté par ma mère, extrêmement péjoratif dans la bouche d'une fillette de 2 ans, lorsqu'utilisé sans qualificatif). Ça sentait ou pas. Mieux valait que ça ne sente point...

Il y a du plaisir, cependant, à pouvoir humer à fond, en totalité. C'est ainsi qu'entre autres grands bonheurs, j'aime le parfum du cuir et que le simple fait d'ouvrir un bel objet de maroquinerie me fait entrer en transes.
 J'aime aussi l'odeur caractéristique des protège-cahiers en plastique, celle de la colle blanche, de la gomme rose et bleue. J'ai bu et je bois encore le parfum grisant du cou de mes bébés, celui de la petite nuque humide après la sieste.
Les pivoines et le mimosa m'agréent. Le lys, le lilas et la jacinthe, bien trop entêtants, n'ont pas droit de cité chez moi.
Mon nez est sensible, je le protège. Ne lui impose rien qui puisse l'indisposer. C'est une lutte de tous les instants mais je reçois tant en contrepartie.
C'est bon de pouvoir sentir à fond...

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lundi 18 mai 2015

Passionnément, à la folie...

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Le bonheur c'est simple comme un coup de fil, affirmait, il y a quelques années, un professionnel de la télécommunication...
Mon bonheur à moi est multiplié par deux et est sans fil ni filet. J'ai donc choisi une taille de photos en adéquation avec ce bonheur.
Semaine intense, occupée, chargée, riche en événements certainement anodins aux yeux des non-initiés. Les Mamies (et Papys) comprendront et approuveront...

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vendredi 8 mai 2015

On prend les mêmes...

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Avant d'entamer les hostilités, j'aimerais remercier toutes celles qui ont écrit un gentil petit mot sous mon billet précédent. Kate et sa Charlotte ont été proprement éclipsées.
De sales bactéries (salmonelles ?) ont violemment laissé ma Nana belle sur le flanc. Mais cette parenthèse, pas du tout enchantée, est de l'histoire ancienne. Le demoiselle va on ne peut mieux. Adorable toujours, encore plus bavarde qu'avant son indisposition, réfléchie... bref la Nana que j'aime tant est revenue.
On ne peut pas en dire autant de sa grand- mère. Une nouvelle série dents en vrac vient de commencer. Avatars dûs en grande partie à l'incompétence d'un arracheur de dents (pourtant recommandé). La plupart des travaux achevés depuis peu sont à recommencer. Et chez un organisme dont les vingts printemps sont loin, les dégats peuvent être difficiles à rattraper.
Certainement plus abrutie que de coutume ou alors pressée de retrouver ma petiote (ou alors talon qui aurait supporté un lifting -maintenant, mais un peu tard, c'est fait- :-( ), je n'ai rien trouvé de mieux, en sortant du cabinet dentaire, que de chuter sur le trottoir (en réalité, je devrais écrire "me vautrer"). Un reste de fierté m'a aidée à me relever promptement mais l'atterrissage a laissé quelques séquelles, entre autre, coude arraché et jambe gauche douloureuse et décidée à me pourrir la vie.
Cosette va arrêter de se plaindre et de larmoyer mais elle trouve, quand même, que six mois de maux divers et variés, c'est un peu lassant et un chouïa démoralisant.
Le soleil n'est jamais bien loin, ma petite fille modèle, ma jolie Titounette quitte sa Belgique natale pour une semaine. Sa chambre l'attend, sa grand-mère également...

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