Petit_Escargot

J'ai (j'écris "j'ai", elle ne m'appartient pas mais quand j'aime, j'use et abuse du possessif) une copine de blog (déjà rencontrée donc plus tout à fait virtuelle) qui semble souffrir de déménagite aigüe.
À sa décharge, son Eldorado se fait attendre. Ce n'est pourtant pas faute de prospecter ardemment, de s'enthousiasmer et d'être régulièrement certaine que le but ultime est atteint. Mais la lune de miel est de courte durée et les défauts de l’élu sont d’autant plus insupportables qu’ils sont souvent hypocritement masqués.
Je vais bientôt la rejoindre dans cette quête du Saint Graal.
Notre maison est grande, très grande, bien trop grande. Elle convenait pour cinq. Elle s'étiole de n'abriter que deux pauvres âmes. Les séjours tant appréciés de nos grandes et moins grandes ne suffisent pas à la combler. Je le sais, je le sens, elle regrette de ne pas être à la hauteur de mes exigences. Je me plains de ne pouvoir l'entretenir comme elle le mériterait...
Nous allons devoir jeter l'éponge : nous n'avons pas pu (su) la modeler à notre image. L'humanité et le bon goût ont beaucoup perdu.
Cinquante petits mètres carrés et un étage en moins, ce serait parfait. J'ai conscience de l'incongruité de cette réflexion alors que d'autres aimeraient tant pousser les murs. Mais, la vie est ainsi faite, l'âge et la situation ptofessionnelle évoluant (?), les besoins changent.

Un rêve étant, par essence, destiné à rester inaccessible, je renonce à imaginer le reste de mon existence dans MA ville. J'y suis née, j'y ai vécu. Assez longtemps pour savoir que je l'aime mais pas à n'importe quel prix. Bizarrement les mètres carrés que je juge excédentaires me paraîtraient bien moins gênants -voire deviennent indispensables- dans la capitale. Alors, soumettant mes desiderata à mon bon clavier, j'ai trouvé...
C'est dit, je veux ça ou rien (un bien approchant conviendrait, il ne faut pas être borné non plus)... Et lorsque je découvre que cette demeure se situe dans le quartier de mes toutes jeunes années, je pleure...

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Force m'est d'avouer que je suis impatiente de me mettre à la recherche de la perle rare. Avec le secret espoir de (re)tomber amoureux d'un lieu, d'une maison. Ne pas vouloir recommencer, juste continuer avec de nouvelles donnes.
Projeter, voilà bien un joli mot, et je le fais, encore et toujours, mien.