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Je doute que tous nos billets soient lus par une autorité supérieure (suprême ?). Mais sait-on jamais.
Je ne suis pas la seule à m'interroger. Et c'est ainsi que pour expliquer le classement, la mise en exergue de quelques blogs fédérateurs, certains, imaginatifs, blasés ou perfides ont envisagé l'existence d'un robot programmé. Un Nono qui déciderait brutalement et sans raison particulière de mettre tel ou tel blog à l'index. Une statue du Commandeur qui s'arrogerait le droit de féliciter, de blâmer, de rejeter, voire de supprimer, sans état d'âme, un écrit qui ne lui siérait point. B B me suit partout...
Mon côté midinette fait que j'aimerais bien me tromper. Alors, si un bipède canalblogien passe par ici, j'apprécierais qu'il écoute ma supplique, qu'il me donne la possibilité d'écrire sur une page qui ne soit pas blanche. Celle qui me donne des angoisses. Je voudrais rédiger sur une couleur choisie par mes soins.

Hier, j'ai rencontré une blogueuse... Rien d'exceptionnel me direz-vous. Ce ne fut pas une rencontre puissance 5, 10, 20 ou 30 (entendons nous (et bien), je n'évoque pas la qualité des participants mais leur nombre). Voilà le remarquable. Juste un (presque) tête-à-tête. La possibilité de mettre un visage sur un nom, sur des textes. Je crois que c'est ce que je préfère, un peu d'intimité dans un monde de brutes.
C'est étrange comme l'univers de la blogosphère est petit. Et qu'on ne me resserve pas ce sempiternel refrain, celui qui explique qu'il est normal d'avoir des liens communs, des préférences communes vu que nous fonctionnons par affinités et que le choix de nos lectures ne doit rien au hasard.
Minute futile : je me plais à étrenner, lorsque je sors en ville, sinon une tenue, au moins un accessoire. Très certainement une réminiscence de la sacro-sainte robe du dimanche. Ceci dit, la faillite ne me menace pas. Je sors peu.
Paris ne mérite pas qu'une messe, je lui ai offert un sac...

Dans deux semaines, je rencontre une autre blogueuse. Si elle lit ces lignes, qu'elle ne se formalise pas mais je ne pense pas devoir engager de nouvelles dépenses de parure : nous nous connaissons déjà.
Je serai à l'aise dans mes vêtements, je n'aurai pas mal aux pieds et mon sac aura déjà vécu.

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