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J'avoue avoir imaginé (un très court instant) que cet espace était visité mais pas commenté.
Un peu comme ces allées de grands magasins que l'on parcourt d'un pas pressé et dont aucun rayon n'incite à se poser. Articles peu accrocheurs, manque de temps, d'envie, de courage...
Pauvre fille, naïve que j'étais, les statistiques sont sans appel : si les commentaires sont quasi inexistants, eh bien, c'est que les visites sont à l'avenant... Waterloo, morne plaine.
Nombreux sont les blogs-amis de mes débuts qui ont jeté l'éponge. Partis voir ailleurs... ou pas.
À de rares exceptions près (mais c'est ce qui confirme la règle), les blogs sont florissants pendant 6/7 ans et puis ils s'étiolent et disparaissent.

Une consoeur de plume dont je ne rate pas j'essaie de ne pas rater un billet se dit en mal d'inspiration. Ses fidèles lectrices avouent le même souci. Bizarrement, les blogs concernés sont ceux qui me parle(raie)nt le plus (langue de bois).
On n'attire pas les mouches avec du vinaigre. Pour bloguer utile constructif, il est nécessaire de trouver un sujet personnel (attention à l'excès de confidences. L'exhibitionnisme c'est peut-être accrocheur et sympa mais ça peut lasser et c'est dangereux. B.B. nous observe).
Un sujet qui ne donne pas l'impression d'exposer ses poubelles mais qui ne risque pas de drainer une foule d'envieux voire de jaloux. C'est malsain et desservira tôt ou tard son auteur.
Un sujet censé intéresser un grand nombre de lecteurs et leur permettre soit de se reconnaître et de témoigner à leur tour (c'est rassurant de découvrir que l'on n'est pas seul)= amour, fraternité, je t'aime, tu m'aimes, on s'aime... soit de réagir vivement et vertement = défouloir = excellent pour la santé du critique.
Même sévèrement vilipendé, l'écrivain en herbe ne se plaint pas n'a pas le droit de se plaindre. C'est lui qui a allumé la mèche.
Le café du commerce version internet.

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Quoi que j'en dise et redise, je l'aime bien ce café. Même si je n'y entre plus aussi souvent, même si j'écoute certaines conversations sans y participer, je crois que je ne vais pas l'abandonner de sitôt.
Je fais comme les copines, je m'exprime et voilà un billet tout juste sorti de l'oeuf.
La poule retourne sur son perchoir.

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